MMF 2000-2005-2010
Activists in various countries will denounce the situation of women in the world and present their demands with regards to the common good and public services, peace and demilitarisation, women's economic autonomy and violence against women. They will also celebrate the 100th anniversary of the declaration of International Women's Day.
5th March 2010 - Under the slogan "Women on the March until we are All Free!" the World March of Women will take to the streets in all four corners of the world where the movement is present - Africa, Americas, Asia-Oceania and Europe - in the first key moment of its 3rdInternational Action. According to the WMW International Secretariat, currently based in São Paulo, Brazil, 51 countries have already confirmed that they will be carrying out actions (see table below). In many countries, mobilisations begin this Saturday, the 6th March. And in New Caledonia, the 1st WMW action took place on the 27th February. But the majority of countries have organised their actions to take place on the 8th March.
Inaugurating the 3rd International Action, there are countries preparing marches and mobilisations during the whole 8th to 18th March period, or during some days in between, in this way drawing society's attention to women's situations and demands for justice. It is the case of Brazil, for example, where around 2,000 women from the WMW will march together during 10 days, from Campinas to the capital of São Paulo state. Or in Pakistan, where rural and urban women will march and will hold decentralised seminars and other activities from the 12th to 18th in Toba Tek Singh, Gojra, Gujranwala, Shaikhupora, Kasur and Lahore. In Sri Lanka, a march will take place during 2 moments between the cities of Thalahena y Marawila: between the 8th and the 11th, and between the 15th and the 18th. InMali, decentralised marches will take place in six districts of the capital, Bamako, from the 8th to the 15th March. These actions will culminate in the carrying out of a march on the 18th, in the North of the country, a region in conflict. In Kenya, activities will start on the 8thand will finish on the 18th and will include marches and cultural events, such as theatrical performances, vigils and visits to communities.
| Countries organising activities as part of the WMW’s 3rd International Action | |||
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Africa |
Americas |
Asia-Oceania |
Europe |
How the WMW 3rd International Action is organised
The 3rd International Action is being launched on International Women's Day (8th March), and will continue throughout the year until the 17th October (the International Day for the Eradication Poverty). The International Action includes decentralised activities (at the country level) and regional activities (in Asia-Oceania, Europe and the Americas). It also includes an international event, focusing on peace and demilitarisation, the mobilisation in Bukavu (South Kivu province), in the Democratic Republic of Congo, that will bring the International Action to an end. Around 500 women will participate in this mobilisation, the majority from the African continent, but also from other countries in conflict in the world.
For details of country level actions, visit the website of the 3rd International Action:http://www.wmw2010.info
International Women's Day: In search of lost history
In this first key moment of the 3rd International Action, WMW activists will also highlight the history of International Women's Day (today commemorated on the 8th March) whose true meaning - the struggle for women's rights and the transformation of society - is lost in the commercialisation that takes place around this day. Traditionally, this history is linked to a strike and / or fire that are supposed to have taken place in a women's textile factory in New York, either in 1857 or in 1908, but in a deeper research into its origins, a whole period of feminist struggle for economic and workers rights, as well as the right to vote, in the USA and elsewhere is discovered.
It was in 1910, at the 2nd International Socialist Women's Conference in Copenhagen, Denmark, that Clara Zetkin - German socialist and feminist - proposed the creation of an annual International Women's Day, following the example of North American socialist women who, since 1908, had been organising a national annual Woman's Day (to demand economic and political equality for women, to denounce exploitation of women workers, to demand the right to vote, etc).
To read more about the history of International Women's Day, please go to:http://www.marchemondiale.org/actions/2010action/origen8marzo/en
For interviews and further information
1. Alessandra Ceregatti (World March of Women International Secretariat), for contacts with the WMW International Committee and National Coordinating Bodies in various countries: Tel. +55 11 3032-3243 or +55 11 8316-3664 / Email:Diese E-Mail-Adresse ist vor Spambots geschützt! Zur Anzeige muss JavaScript eingeschaltet sein!.
2. World March of Women websites: www.wmw2010.info and WMW:www.marchemondiale.org
Adoptée le 10 décembre 2004 à Kigali (Rwanda), lors de la 5è rencontre internationale de la Marche mondiale des femmes
Préambule
Nous, les femmes, marchons depuis longtemps pour dénoncer et exiger la fin de l’oppression que nous vivons en tant que femmes, pour dire que la domination, l’exploitation, l’égoïsme et la recherche effrénée du profit menant aux injustices, aux guerres, aux conquêtes et aux violences ont une fin. De nos luttes féministes, de celles qu’ont menées nos aïeules sur tous les continents, sont nés de nouveaux espaces de liberté, pour nous-mêmes, pour nos filles, pour nos fils et pour toutes les petites filles et tous les petits garçons, qui, après nous, fouleront ce sol. Nous bâtissons un monde où la diversité est un atout et où tant l’individualité que la collectivité sont sources de richesse, où les échanges fleurissent sans contraintes, où les paroles, les chants et les rêves bourgeonnent. Ce monde considère la personne humaine comme une des richesses les plus précieuses. Il y règne l’égalité, la liberté, la solidarité, la justice et la paix. Ce monde, nous avons la force de le créer.
Nous formons plus de la moitié de l’humanité. Nous donnons la vie, travaillons, aimons, créons, militons, nous distrayons. Nous assurons actuellement la majorité des tâches essentielles à la vie et à la continuité de cette humanité. Pourtant, notre place dans la société reste sous-évaluée.
La Marche mondiale des femmes, dont nous faisons partie, identifie le patriarcat comme le système d’oppression des femmes et le capitalisme comme le système d’exploitation d’une immense majorité de femmes et d’hommes par une minorité.
Ces systèmes se renforcent mutuellement. Ils s’enracinent et se conguguent avec le racisme, le sexisme, la misogynie, la xénophobie, l’homophobie, le colonialisme, l’impérialisme, l’esclavagisme, le travail forcé. Ils font le lit des fondamentalismes et intégrismes qui empêchent les femmes et les hommes d’être libres. Ils génèrent la pauvreté, l’exclusion, violent les droits des êtres humains, particulièrement ceux des femmes, et mettent l’humanité et la planète en péril.
Nous rejetons ce monde !
Nous proposons de construire un autre monde où l’exploitation, l’oppression, l’intolérance et les exclusions n’existent plus, où l’intégrité, la diversité, les droits et libertés de toutes et de tous sont respectés.
Cette Charte se fonde sur les valeurs d’égalité, de liberté, de solidarité, de justice et de paix.
ÉGALITÉ
Affirmation 1. Tous les êtres humains et tous les peuples sont égaux dans tous les domaines et dans toutes les sociétés. Ils ont un accès égal aux richesses, à la terre, à un emploi digne, aux moyens de production, à un logement salubre, à une éducation de qualité, à la formation professionnelle, à la justice, à une alimentation saine, nutritive et suffisante, aux services de santé physique et mentale, à la sécurité pendant la vieillesse, à un environnement sain, à la propriété, aux fonctions représentatives, politiques et décisionnelles, à l’énergie, à l’eau potable, à l’air pur, aux moyens de transport, aux techniques, à l’information, aux moyens de communication, aux loisirs, à la culture, au repos, à la technologie, aux retombées scientifiques.
Affirmation 2. Aucune condition humaine ou condition de vie ne peut justifier la discrimination.
Affirmation 3. Aucune coutume, tradition, religion, idéologie, aucun système économique, ni politique ne justifie l’infériorisation de quiconque et n’autorise des actes qui remettent en cause la dignité et l’intégrité physique et psychologique.
Affirmation 4. Les femmes sont des citoyennes à part entière avant d’être des conjointes, des compagnes, des épouses, des mères, des travailleuses.
Affirmation 5. L’ensemble des tâches non rémunérées, dites féminines, qui assurent la vie et la continuité de la société (travaux domestiques, éducation, soin aux enfants et aux proches) sont des activités économiques qui créent de la richesse et qui doivent être valorisées et partagées.
Affirmation 6. Les échanges commerciaux entre les pays sont équitables et ne portent pas préjudice au développement des peuples.
Affirmation 7. Chaque personne a accès à un travail justement rémunéré, effectué dans des conditions sécuritaires et salubres, permettant de vivre dignement.
LIBERTÉ
Affirmation 1. Tous les êtres humains vivent libres de toute violence. Aucun être humain n’appartient à un autre. Aucune personne ne peut être tenue en esclavage, forcée au mariage, subir le travail forcé, être objet de trafic, d’exploitation sexuelle.
Affirmation 2. Chaque personne jouit de libertés collectives et individuelles qui garantissent sa dignité notamment : liberté de pensée, de conscience, de croyance, de religion; d’expression, d’opinion; de vivre librement sa sexualité de façon responsable et de choisir la personne avec qui partager sa vie ; de voter, d’être élue, de participer à la vie politique; de s’associer, se réunir, se syndiquer, manifester; d’élire son lieu de vie, sa nationalité, de choisir son statut civil; de suivre les études de son choix, de choisir sa profession et de l’exercer; de se déplacer; de disposer de sa personne et de ses biens; d’utiliser la langue de communication de son choix dans le respect des langues minoritaires et des choix collectifs concernant la langue d’usage et de travail; de s’informer, de se cultiver, d’échanger, d’accéder aux technologies de l’information.
Affirmation 3. Les libertés s’exercent dans la tolérance, le respect de l’opinion de chacune et de chacun et des cadres démocratiques et participatifs. Elles entraînent des responsabilités et des devoirs envers la communauté.
Affirmation 4. Les femmes prennent librement les décisions qui concernent leur corps, leur sexualité et leur fécondité. Elles choisissent d’avoir ou non des enfants.
Affirmation 5. La démocratie s’exerce s’il y a liberté et égalité.
SOLIDARITÉ
Affirmation 1. La solidarité internationale est promue entre les personnes et les peuples sans aucun type de manipulation ni influence.
Affirmation 2. Tous les êtres humains sont interdépendants. Ils partagent le devoir et la volonté de vivre ensemble, de construire une société généreuse, juste et égalitaire, basée sur les droits humains, exempte d’oppression, d’exclusions, de discriminations, d’intolérance et de violences.
Affirmation 3. Les ressources naturelles, les biens et les services nécessaires à la vie de toutes et de tous sont des biens et des services publics de qualité auxquels chaque personne a accès de manière égalitaire et équitable.
Affirmation 4. Les ressources naturelles sont administrées par les peuples vivant dans les territoires où elles sont situées, dans le respect de l’environnement et avec le souci de leur préservation et de leur durabilité.
Affirmation 5. L’économie d’une société est au service de celles et de ceux qui la composent. Elle est tournée vers la production et l’échange de richesses utiles socialement, qui sont réparties entre toutes et tous, qui assurent en priorité la satisfaction des besoins de la collectivité, qui éliminent la pauvreté et qui assurent un équilibre entre l’intérêt général et les intérêts individuels. Elle assure la souveraineté alimentaire. Elle s’oppose à la recherche exclusive du profit sans satisfaction sociale et à l’accumulation privée des moyens de production, des richesses, du capital, des terres, des prises de décision entre les mains de quelques groupes ou de quelques personnes.
Affirmation 6. La contribution de chacune et de chacun à la société est reconnue et entraîne l’ouverture de droits sociaux, quelle que soit la fonction qu’ils y occupent.
Affirmation 7. Les manipulations génétiques sont contrôlées. Il n’y a pas de brevet sur le vivant ni sur le génome humain. Le clonage humain est interdit.
JUSTICE
Affirmation 1. Tous les êtres humains, indépendamment de leur pays d’origine, de leur nationalité et de leur lieu de résidence, sont considérés comme des citoyennes et des citoyens à part entière jouissant de droits humains (droits sociaux, économiques, politiques, civils, culturels, sexuels, reproductifs, environnementaux) d’une manière égalitaire et équitable réellement démocratique.
Affirmation 2. La justice sociale est basée sur une redistribution équitable des richesses qui élimine la pauvreté, limite la richesse, et assure la satisfaction des besoins essentiels à la vie et qui vise l’amélioration du bien-être de toutes et de tous.
Affirmation 3. L’intégrité physique et morale de toutes et de tous est garantie. La torture, les traitements humiliants et dégradants sont interdits. Les agressions sexuelles, les viols, les mutilations génitales féminines, les violences spécifiques à l’égard des femmes et le trafic sexuel et la traite des êtres humains sont considérés comme des crimes contre la personne et contre l’humanité.
Affirmation 4. Un système judiciaire accessible, égalitaire, efficace et indépendant est instauré.
Affirmation 5. Chaque personne jouit d’une protection sociale qui lui garantit l’accès à l’alimentation, aux soins, au logement salubre, à l’éducation, à l’information, à la sécurité durant la vieillesse. Elle a accès à des revenus suffisants pour vivre dignement.
Affirmation 6. Les services de santé et sociaux sont publics, accessibles, de qualité, gratuits et ce, pour tous les traitements, toutes les pandémies, particulièrement pour le VIH.
PAIX
Affirmation 1. Tous les êtres humains vivent dans un monde de paix. La paix résulte notamment : de l’égalité entre les sexes, de l’égalité sociale, économique, politique, juridique et culturelle, du respect des droits, de l’éradication de la pauvreté qui assurent à toutes et tous une vie digne, exempte de violence, où chacune et chacun disposent d’un travail et de ressources suffisantes pour se nourrir, se loger, se vêtir, s’instruire, être protégé pendant sa vieillesse, avoir accès aux soins
Affirmation 2. La tolérance, le dialogue, le respect de la diversité sont des garants de la paix.
Affirmation 3. Toutes les formes de domination, d’exploitation et d’exclusion de la part d’une personne sur une autre, d’un groupe sur un autre, d’une minorité sur une majorité, d’une majorité sur une minorité, d’une nation sur une autre sont exclues.
Affirmation 4. Tous les êtres humains ont le droit de vivre dans un monde sans guerre et sans conflit armé, sans occupation étrangère ni base militaire. Nul n’a le droit de vie ou de mort sur les personnes et sur les peuples.
Affirmation 5. Aucune coutume, aucune tradition, aucune idéologie, aucune religion, aucun système économique ni politique ne justifient les violences.
Affirmation 6. Les conflits armés ou non entre les pays, les communautés ou les peuples sont résolus par la négociation qui permet d’arriver à des solutions pacifiques, justes et équitables et ce, au niveau national, régional et international.
APPEL
Cette Charte mondiale des femmes pour l’humanité appelle les femmes et les hommes et tous les peuples et groupes opprimés du monde à proclamer individuellement et collectivement leur pouvoir à transformer le monde et à modifier radicalement les rapports qui les unissent pour développer des relations basées sur l’égalité, la paix, la liberté, la solidarité, la justice.
Elle appelle tous les mouvements sociaux et toutes les forces de la société à agir pour que les valeurs défendues dans cette Charte soient effectivement mises en œuvre et pour que les pouvoirs politiques prennent les mesures nécessaires à leur application.
Elle invite à l’action pour changer le monde. Il y a urgence !!!
Aucun élément de cette Charte ne peut être interprété ni utilisé pour énoncer des opinions ou pour mener des activités contraires à l’esprit de cette Charte. Les valeurs qui y sont défendues forment un tout. Elles sont égales en importance, interdépendantes, indivisibles; la place qu’elles occupent dans la Charte est interchangeable.
Qu’est-ce que la Marche mondiale des femmes ?
La Marche mondiale des femmes est un mouvement composé de groupes de femmes de diverses origines ethniques, culturelles, religieuses, politiques, de classe, d’âge, d’orientation sexuelle. Au lieu de nous séparer, cette diversité nous unit dans une solidarité plus globale.
En 2000, nous avons, en tant que Marche mondiale des femmes, écrit une plate-forme politique contenant 17 revendications concrètes afin d’éliminer la pauvreté dans le monde, réaliser le partage des richesses, éradiquer la violence à l’égard des femmes et obtenir le respect de leur intégrité physique et morale. Nous avons transmis ces revendications aux responsables du Fonds monétaire international, de la Banque mondiale, de l’ONU. Nous n’avons reçu aucune réponse concrète. Nous avons aussi transmis ces revendications aux élus et élues et aux dirigeants et dirigeantes de nos pays.
Depuis lors, nous continuons à défendre nos revendications sans relâche. Nous proposons des alternatives pour construire un autre monde. Nous sommes actives au sein des mouvements sociaux du monde et de nos sociétés. Nous approfondissons la réflexion sur la place qu’occupent et que doivent occuper les femmes dans le monde.
Par cette charte mondiale des femmes pour l'humanité et par les actions à venir, nous réaffirmons qu'un autre monde est possible, un monde rempli d'espoir, de vie, où il fait bon vivre et nous déclarons notre amour à ce monde, à sa diversité et à sa beauté.
Pour éliminer la pauvreté
La mise en place par tous les États d’une loi-cadre et de stratégies visant l’élimination de la pauvreté. Une loi cadre est une loi « parapluie », de portée générale, qui donne une orientation globale, affirme des principes et établit des objectifs. Cette loi-cadre doit être prise en compte pour inspirer d’autres lois qu’un gouvernement voudra promulguer sur le même sujet, en l’occurrence l’élimination de la pauvreté. L’appellation « loi-cadre » peut varier selon les pays. En Amérique latine par exemple, on utilise « agenda national ».
Cette loi-cadre doit inclure des mesures pour garantir l’autonomie économique et sociale des femmes à travers l’exercice de leurs droits. Elle doit prévoir l’adoption de législations, de programmes, de plans d’action, de projets nationaux propres à assurer aux femmes, sans discrimination, les droits et l’accès :
Aux ressources de base
À l’eau potable ;
À la production et la distribution de la nourriture pour assurer une sécurité alimentaire à la population ;
Au logement décent ;
Aux services de santé de première ligne et de santé reproductive ;
À la protection sociale ;
À la sécurité du revenu tout au long de la vie.
À la culture
À la fin du processus d’homogénéisation des cultures.
À la citoyennetÉ
À la reconnaissance de la citoyenneté par l’accès aux documents officiels (carte d’identité) ;
À la participation égale des femmes aux instances politiques.
Aux ressources naturelles et économiques
À la propriété de biens familiaux et à la répartition équitable de l’héritage ;
Au crédit.
Aux ressources en éducation
À l’alphabétisation ;
À la formation professionnelle ;
Aux connaissances scientifiques et technologiques.
À l’égalité au travail
À l’équité et à l’égalité salariales aux plans national et international ;
Au salaire social minimum ;
À la protection statutaire pour les travailleuses à la maison et dans les secteurs informels de l’économie ;
À la syndicalisation et à la liberté d’association ;
À des postes de décision ;
Au respect des normes du travail (dans tous les lieux de travail y compris les zones franches) telles qu’adoptées par le Bureau International du Travail.
À l’égalité dans le partage des tâches
Les États doivent promouvoir, par des mesures incitatives, le partage des responsabilités familiales (éducation et soin des enfants, tâches domestiques) et adopter des mesures concrètes de soutien aux familles telles que des garderies adaptées aux horaires de travail des parents, des cuisines communautaires, des programmes de soutien aux devoirs et leçons, etc.
Les États doivent donc prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre un terme aux valeurs patriarcales et sensibiliser la société à l’importance de démocratiser les structures familiales.
Les femmes revendiquent aussi que cesse la marchandisation de leur corps via les médias pour répondre aux besoins du marché. Elles insistent enfin pour que les États et les organisations internationales soient tenus de prendre des mesures pour contrer et prévenir la corruption.
Tous les actes, toutes les lois, tous les règlements, toutes les positions des États nationaux seront évalués à la lumière d’indicateurs comme :
· l’Indicateur de la pauvreté humaine (PH), proposé dans le Rapport mondial sur le développement humain de 1997 ;
· l’Indice de développement humain, proposé par le Programme des Nations Unies pour le développement ;
· l’Indicateur sexospécifique de développement humain (incluant un indicateur de représentation des femmes dans les postes de pouvoir), proposé dans le Rapport mondial sur le développement humain de 1995;
· la Convention 169 de l’Organisation internationale du travail concernant les droits des peuples autochtones.
P-2 L'application urgente de mesures comme :
La taxe Tobin, les revenus de cette taxe seront versés dans un fonds spécial :
· dédié au développement social ;
· géré démocratiquement par l’ensemble de la communauté internationale;
· selon des critères de respect des droits humains fondamentaux et de démocratie ;
· avec une représentation paritaire des femmes et des hommes ;
· auquel les femmes auront un accès prioritaire
L’investissement de 0,7 % du produit national brut (PNB) des pays riches dans l'aide aux pays en voie de développement ;
Le financement adéquat et la démocratisation des programmes des Nations Unies essentiels à la défense des droits fondamentaux des femmes et des enfants tels UNIFEM (Programme pour les femmes), le PNUD (Programme pour le développement) et UNICEF (Programme pour les enfants) ;
La fin des programmes d'ajustements structurels
La fin des compressions et coupures dans les budgets sociaux et les services publics
Le rejet du projet d'Accord multilatéral sur les investissements (AMI).
P-3 L'annulation de la dette de tous les pays du tiers-monde en tenant compte des principes de responsabilité, de transparence de l'information et d'imputabilité.
Nous exigeons l'annulation immédiate de la dette des pays les plus pauvres de la planète, en appui aux objectifs de la campagne «Jubilé 2000».
À plus long terme, nous demandons l'annulation de la dette de tous les pays du tiers-monde et la mise en place d'un mécanisme de surveillance de la radiation de la dette qui veillera à ce que l'argent dégagé serve à l'élimination de la pauvreté et au bien-être de la population la plus affectée par les programmes d'ajustements structurels, dont les femmes et les enfants (particulièrement les petites filles) constituent la majorité.
P- 4 L'application de la formule 20/20 entre pays donateurs et pays récepteurs de l'aide internationale.
Ainsi, 20 % de l'argent versé par les pays donateurs doit être dédié au développement social et 20 % des dépenses de l'État qui reçoit des dons doit être consacré aux programmes sociaux.
P-5 Une organisation politique mondiale, non monolithique, ayant autorité sur l'économie, avec une représentativité égalitaire et démocratique entre tous les pays de la terre (s'assurer d'une parité entre pays pauvres et pays riches) et avec une représentativité paritaire entre les femmes et les hommes.
Au niveau économique
La Marche mondiale entend contribuer à mettre en place un système économique mondial juste, participatif et solidaire. Elle met donc de l’avant une revendication plus structurelle, un Conseil pour la sécurité économique et financière chargé :
· de redéfinir les règles d’un nouveau système financier mondial axé sur une répartition juste et équitable des richesses de la planète, sur la justice sociale et l’amélioration du bien-être de la population mondiale, en particulier pour les femmes qui en constituent plus de la moitié ;
· d’exercer un contrôle politique des marchés financiers ;
· de les «désarmer», les empêchant ainsi de mettre à mal les sociétés et de créer systématiquement de l’instabilité, de l’insécurité et de l’inégalité ;
· d’assurer une véritable régulation et une surveillance des organisations à vocation économique, financière et commerciale ;
· d’exercer un contrôle démocratique sur les échanges commerciaux ou, en d’autres termes, d’appliquer la « tolérance zéro » envers la criminalisation de l’économie.
La composition de ce Conseil n’est certes pas arrêtée et doit faire l’objet d’un débat au niveau international. Mais la Marche a tenu à indiquer quelques grandes balises incontournables : ainsi, la composition du Conseil doit inclure des représentant-e-s de la société civile (des ONG, des syndicats, etc.), assurer la parité hommes-femmes et la parité entre pays du Nord et pays du Sud.
Parmi les conditions de réalisation, la Marche revendique immédiatement :
· l’élimination de tous les paradis fiscaux (ils sont au nombre d’environ une quarantaine dont Gibraltar, les Iles Caïmans, le Liechtenstein, etc.) dont l’existence même constitue une forme de vol légalisé en permettant à des financiers, des entreprises, des dirigeants politiques, etc. de cacher « leur » argent et de le soustraire ainsi aux taxes, lois, réglementations des États ;
· la fin du secret bancaire, pratique anti-démocratique qui constitue également une autre forme de vol légalisé ;
· la redistribution de la richesse actuellement monopolisée par les sept pays industrialisés les plus riches.
Au niveau juridique
La Marche mondiale considère l’élimination de la pauvreté non pas simplement comme un objectif à atteindre mais comme un droit à mettre en application immédiatement. D’où la revendication d’un protocole pour l’application du Pacte relatif aux droits économiques, sociaux et culturels.
P-6 Que soient levés les embargos et les blocus décrétés par les grandes puissances à l'égard de plusieurs pays et qui affectent principalement les femmes et les enfants.
Réaffirmer notre engagement pour la paix et la protection du fonctionnement démocratique et autonome des États Nations.
Pour éliminer les violences envers les femmes
V-1 Que les gouvernements qui se réclament des droits humains condamnent tout pouvoir politique, religieux, économique ou culturel qui exerce un contrôle sur la vie des femmes et des fillettes et dénoncent les régimes qui ne respectent pas leurs droits fondamentaux.
V-2 Que les États reconnaissent dans leurs lois et actions que toutes les formes de violence à l'égard des femmes sont des violations des droits humains fondamentaux et ne peuvent être justifiées par aucune coutume, religion, pratique culturelle ou pouvoir politique. Ainsi, les États doivent reconnaître aux femmes le droit de disposer de leur vie et de leur corps et de maîtriser leur fécondité (droit à l’avortement et à la contraception, contre les stérilisations forcées et pour le droit de mettre au monde des enfants).
V-3 Que les États mettent en œuvre des plans d'action, des programmes et des projets efficaces assortis des ressources financières et des moyens adéquats pour mettre fin aux violences faites aux femmes.
Ces plans d'action doivent comprendre notamment les éléments suivants : prévention, sensibilisation du public, répression, « traitement » des agresseurs, recherches et statistiques sur les violences faites aux femmes, prise en charge et protection des victimes, lutte contre la pornographie, le proxénétisme et les agressions sexuelles dont les viols contre les enfants, éducation non sexiste, accès facilité à la procédure pénale, formation des juges et policiers.
V-4 Que l'ONU fasse de véritables pressions pour que tous les États ratifient sans réserve et appliquent les conventions et les pactes relatifs aux droits des femmes et des enfants notamment, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes, la Convention sur les droits de l'enfant, la Convention internationale pour l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale et la Convention sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants.
Que les États harmonisent leurs lois nationales avec ces différents instruments internationaux en plus de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, la Déclaration sur l'élimination de la violence à l'égard des femmes, les Déclarations du Caire et de Vienne, la Déclaration et le Programme d'action de Beijing.
V-5 Que soient adoptés dans les plus brefs délais des protocoles et des mécanismes de mise en œuvre :
· à la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes;
· à la Convention sur les droits de l'enfant.
Ces protocoles permettront aux personnes et aux groupes de porter plainte contre un État. Ils constitueront des moyens de pression à l'échelle internationale pour obliger les États à mettre en œuvre les droits énoncés dans ces pactes et conventions. Des sanctions véritables à l'encontre des États récalcitrants devront être prévues. Il y a un protocole qui a été adopté concernant la CEDAW
V-6 Que la Convention de 1949 pour la répression et l'abolition de la traite des êtres humains et de l'exploitation de la prostitution d'autrui soit assortie d’un mécanisme d’application qui tienne compte des documents récents dont les deux résolutions de l'assemblée générale de l'ONU (1996) concernant le trafic des femmes et des fillettes et la violence à l'égard des femmes migrantes. Un ajout sera fait à cette revendication pour amener les États à ratifier la Convention de décembre 2000 portant sur le crime transnational et, particulièrement, les deux protocoles l’accompagnant traitant du trafic des êtres humains.
V-7 Que les États reconnaissent la juridiction de la Cour criminelle internationale et souscrivent aux dispositions selon lesquelles notamment les viols et les agressions sexuelles constituent des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité.
V-8 Que tous les États mettent en œuvre des politiques de désarmement autant en ce qui a trait aux armes classiques qu'aux armes nucléaires et biologiques. Que tous les pays ratifient la Convention sur les mines anti-personnelles.
Que l’ONU mette un terme à toutes formes d’interventions, agressions ou occupations militaires, assure le droit des personnes réfugiées de retourner dans leur pays d’origine et fasse pression sur les gouvernements pour faire respecter les droits humains et résoudre les conflits.
V-9 Que soit adoptée dans les plus brefs délais la possibilité du droit d'asile pour les femmes victimes de discrimination et de persécutions sexistes et/ou de violences sexuelles.
V- 10[1] Que l'ONU et les États de la communauté internationale reconnaissent formellement, au nom de l'égalité de toutes les personnes, que l'orientation sexuelle ne doit priver personne du plein exercice des droits prévus dans les instruments internationaux que sont : la Déclaration universelle des droits de l'Homme, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels et la Convention internationale sur l'élimination de toutes formes de discrimination à l'égard des femmes.
V-11 Que soit adoptée dans les plus brefs délais la possibilité du droit d'asile pour les personnes victimes de discrimination et de persécution en raison de leur orientation sexuelle.
[1]Les revendications V-10 et V-11 n’ont pas reçu l'appui de l’ensemble des femmes présentes à la rencontre en 1998 où nous avons adopté notre plate-forme mondiale pour les actions de l’an 2000. Elles n’ont donc pas été reprises par certaines coordinations nationales. Cependant, elles font partie intégrante de la plate-forme mondiale
Le monde dans lequel nous vivons en ce début du 21e siècle est dominé par la logique de la mondialisation patriarcale et néolibérale qui reproduit les inégalités, accentue les écarts entre pauvres et riches et engendre de plus en plus de d'exclusion, de haine, de racisme, d'intolérance, de conflits armés. La présente plateforme complète celle que nous avons rédigée et adoptée en l'an 2000, à l'occasion du lancement de la MMF au niveau national et suisse. Nous considérons qu'il est urgent de proposer des alternatives, politiques, sociales et culturelles afin de rendre possible cet autre monde auquel, comme féministes, nous aspirons. Nous voulons construire un monde de paix, libre de toute exploitation et oppression, un monde où tous les peuples jouissent du plein exercice des droits humains, un monde de justice sociale, de démocratie et d'égalité entre les femmes et les hommes; un monde qui reconnaît véritablement le travail accompli par les femmes dans la vie professionnelle et dans le cadre privé, ainsi que le rôle que nous jouons dans nos sociétés; un monde qui respecte la diversité et la pluralité des cultures et qui préserve l'environnement. Pour nous, il est urgent d'affirmer et de défendre nos droits sexuels et reproductifs, en assurant notamment un accès gratuit aux soins de santé et à des méthodes de contraception et d'avortement sûres.
2005 est une nouvelle année d'actions de la Marche mondiale des femmes. Nos valeurs : l'égalité, la liberté, la solidarité, la justice, la paix vont inspirer les initiatives qui dès le 8 mars fleuriront aux quatre coins de la planète.
Nous, les femmes qui vivons et travaillons en Suisse, un des pays les plus riches de la planète, nous voulons :
vivre sans peur
sans violence physique, psychologique ou sexuelle dans la famille, dans la rue, au travail, dans les institutions sociales et éducatives; sans mariages forcés; sans mutilations génitales; sans les trafics et la traite des femmes et des enfants?
avoir les moyens de vivre dans la dignité
qu'il s'agisse de salaires, des rentes AVS, AI ou des prestations complémentaires, des allocations pour enfant qui couvrent les frais effectifs, des cotisations de l'assurance maladie proportionnelles au revenu
être libres
de voyager, de s'établir, de travailler et de changer de travail, sans distinction de nationalité ou de statut familial ou légal. Une femme doit pouvoir quitter son époux proxénète ou violent sans perdre l'autorisation de séjour
réaliser l'égalité de droits
faire appliquer dans les faits: "salaire égal pour un travail de valeur égale" (la Loi fédérale sur l'égalité est peu utilisée et n'est pas suffisante); partage dans le couple des tâches domestiques et de soins, reconnaissance de la valeur du travail des femmes parité à tous les niveaux dans les décisions politiques, économiques et sociales non-discrimination des personnes souffrant de handicap. Mêmes droits pour les femmes dans l'assurance invalidité non-discrimination pour des raisons de couleur, appartenance ethnique, etc
reconnaître les droits des personnes homosexuelles
partenariat, droit à l'adoption, sanction des actes homophobes, non discrimination dans le travail
maintenir et améliorer les services publics
santé, éducation, communication, énergie, etc... doivent rester accessibles et de qualité pour toutes et tous
vivre mieux
logements accessibles et de qualité, abaissement de l'âge de la retraite, congé parental, harmonisation des horaires scolaires et des horaires de travail, équipements sociaux adaptés aux besoins
préserver la nature et le vivant
accès aux ressources naturelles, protection de l'environnement, souveraineté alimentaire, interdiction des patentes du vivant: la vie et la nature ne s'achètent pas et ne se vendent pas, ce sont des biens communs. Contrôle strict des manipulations génétiques. Interdiction du clonage humain
promouvoir la paix et la coopération internationale
annulation de la dette des pays du Sud, mesures efficaces contre l'évasion fiscale et la fuite des capitaux, suppression du secret bancaire élimination des usines d'armement, interdiction de la vente d'armes, démilitarisation de la société.
Berne, janvier 2005
Marche mondiale des femmes Coordination suisse
Videos des World Social Forum TV über die Aktion über die Europaïsche Aktion der MMF in Istanbul
Activists in various countries will denounce the situation of women in the world and present their demands with regards to the common good and public services, peace and demilitarisation, women's economic autonomy and violence against women. They will also celebrate the 100th anniversary of the declaration of International Women's Day.
5th March 2010 - Under the slogan "Women on the March until we are All Free!" the World March of Women will take to the streets in all four corners of the world where the movement is present - Africa, Americas, Asia-Oceania and Europe - in the first key moment of its 3rdInternational Action. According to the WMW International Secretariat, currently based in São Paulo, Brazil, 51 countries have already confirmed that they will be carrying out actions (see table below). In many countries, mobilisations begin this Saturday, the 6th March. And in New Caledonia, the 1st WMW action took place on the 27th February. But the majority of countries have organised their actions to take place on the 8th March.
Inaugurating the 3rd International Action, there are countries preparing marches and mobilisations during the whole 8th to 18th March period, or during some days in between, in this way drawing society's attention to women's situations and demands for justice. It is the case of Brazil, for example, where around 2,000 women from the WMW will march together during 10 days, from Campinas to the capital of São Paulo state. Or in Pakistan, where rural and urban women will march and will hold decentralised seminars and other activities from the 12th to 18th in Toba Tek Singh, Gojra, Gujranwala, Shaikhupora, Kasur and Lahore. In Sri Lanka, a march will take place during 2 moments between the cities of Thalahena y Marawila: between the 8th and the 11th, and between the 15th and the 18th. InMali, decentralised marches will take place in six districts of the capital, Bamako, from the 8th to the 15th March. These actions will culminate in the carrying out of a march on the 18th, in the North of the country, a region in conflict. In Kenya, activities will start on the 8thand will finish on the 18th and will include marches and cultural events, such as theatrical performances, vigils and visits to communities.
| Countries organising activities as part of the WMW’s 3rd International Action | |||
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Africa |
Americas |
Asia-Oceania |
Europe |
How the WMW 3rd International Action is organised
The 3rd International Action is being launched on International Women's Day (8th March), and will continue throughout the year until the 17th October (the International Day for the Eradication Poverty). The International Action includes decentralised activities (at the country level) and regional activities (in Asia-Oceania, Europe and the Americas). It also includes an international event, focusing on peace and demilitarisation, the mobilisation in Bukavu (South Kivu province), in the Democratic Republic of Congo, that will bring the International Action to an end. Around 500 women will participate in this mobilisation, the majority from the African continent, but also from other countries in conflict in the world.
For details of country level actions, visit the website of the 3rd International Action:http://www.wmw2010.info
International Women's Day: In search of lost history
In this first key moment of the 3rd International Action, WMW activists will also highlight the history of International Women's Day (today commemorated on the 8th March) whose true meaning - the struggle for women's rights and the transformation of society - is lost in the commercialisation that takes place around this day. Traditionally, this history is linked to a strike and / or fire that are supposed to have taken place in a women's textile factory in New York, either in 1857 or in 1908, but in a deeper research into its origins, a whole period of feminist struggle for economic and workers rights, as well as the right to vote, in the USA and elsewhere is discovered.
It was in 1910, at the 2nd International Socialist Women's Conference in Copenhagen, Denmark, that Clara Zetkin - German socialist and feminist - proposed the creation of an annual International Women's Day, following the example of North American socialist women who, since 1908, had been organising a national annual Woman's Day (to demand economic and political equality for women, to denounce exploitation of women workers, to demand the right to vote, etc).
To read more about the history of International Women's Day, please go to:http://www.marchemondiale.org/actions/2010action/origen8marzo/en
For interviews and further information
1. Alessandra Ceregatti (World March of Women International Secretariat), for contacts with the WMW International Committee and National Coordinating Bodies in various countries: Tel. +55 11 3032-3243 or +55 11 8316-3664 / Email:Diese E-Mail-Adresse ist vor Spambots geschützt! Zur Anzeige muss JavaScript eingeschaltet sein!.
2. World March of Women websites: www.wmw2010.info and WMW:www.marchemondiale.org
After five months and 20 days in jail, the criminal court in Turkey decided to release the 22 activists (10 women and 12 men) arrested in the months of May and June. The next stage of the trial investigating the alleged involvement of the accused with an illegal organisation will be held on the 2nd March 2010. Testimonies from all prisoners were heard in this first trial, which lasted two days, until early morning on Saturday, the 21st. For lack of time, the nine others who were awaiting trial in liberty were not heard.
The trial was accompanied by about 150 people, including an international delegation of more than 40 people and the families of the prisoners - teenagers, elderly parents – as well as friends and political activists. KESK (Confederation of Public Employees Trade Unions of Turkey) activists remained outside the court throughout the trial, carrying posters demanding “Hands off KESK”, accompanied by groups of school students and human rights organisations.
All the women imprisoned identified themselves before the jury as feminists. All of them were or are responsible for the women's committees of public sector trade unions related to KESK at different levels (local, regional, national). One of the ten accused women began her statement in the trial denouncing the prosecutor’s report as patriarchal defamation.
The alleged evidence of crime reported during the trial is nothing more than activities that are part of the daily life of trade union and women’s organisations. The alleged crime is that those who were detained were using the structure of KESK to build an organisation of workers linked to the PKK – the Kurdistan Workers’ Party – considered illegal in Turkey. Based on this argument, activities like phone calls to invite people to attend meetings or training workshops were considered as recruitment of people to an illegal organisation. Telephone conversations among women to advise or discuss their work at trade unions were considered as orders given or carried out in an illegal military organisation. This includes the organisation of events like the 8th March with other women's groups and women in political parties.
Affirmative action policies were also described as a crime. KESK and their unions have very active women’s sections. These departments have always been active and played a key role in the activities of WMW in Turkey. But as they are not included in the organisation’s statutes and they do not exist in other trade unions confederations, the prosecution also described their activities as illegal. In this way, the policy that assures a 30% quota for women was described as a form of occupation of KESK by an illegal organisation.
As well as a clear attempt to criminalise trade union and women’s activities, discrimination against the Kurdish people is also a strong factor present in this trial: almost all the accused are of Kurdish origin. Prosecution stated that one of the women who is not Kurdish, but is the partner of a Kurd man, was following orders given to her from husband. Other examples of “crime evidence” presented by the prosecution were the fact that a woman accused went to the cinema to watch the movie Bahoz (Storm) with Kurdish subtitles or the organisation of a press conference about the right to education in mother tongue. Evidence presented in the trial also included misinterpreted telephone records obtained without authorisation and emails. Lawyers and attorneys refuted the so-called "evidence", built to criminalize the trade union and feminist activism.
The decision that all prisoners respond await further trial in liberty was considered a great victory and the result of intense mobilisation in national and international levels (expressed through the various events and actions against the Turkish government and its diplomatic representations). In a letter sent after the trial was finished, KESK affirmed that the arrest of the activists shows once again the "serious risk and cost of conducting the work and struggle for democracy in Turkey". It thanked all solidarity received and committed to continue to share information about developments related to the trial.


